accueilcvliens
contact

jean.baptiste.nee@gmail.com

en/fr

Jusqu'ici tout va bien

  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu(crédit : Simon Gosselin)
  • Jean-Baptiste Née, Jusqu'ici tout va bien, Le Grand Cerf Bleu
+ plus d'informations moins d'informations

C'est le soir de Noël dans une maison de famille de classe moyenne. Les crises sont latentes, chacun compose.

Il s'agit ici d'un dispositif en diptyque, où l’on passe du salon à la cuisine, de l’espace de réception aux coulisses. Cela se fait dans un mouvement de rotation (le décor est sur roulettes) qui vaut comme un retour dans le temps. On revient au début de la pièce mais du côté de l'envers du décor. Ce thème du retournement m'a directement été inspiré de la pièce Lapin Chasseur de Jérôme Deschamps (scénographie de Françoise Darne). Si l'on "garde la face" devant l'assemblée du salon, alors le relâchement - la soupape - se fera à la cuisine. Un principe de vases communicants, où les vases sont des lieux et le liquide les émotions. Le décor est assumé comme tel, laissé brut du côté cuisine car j'ai constaté (lors d'une bauprobe un an avant la première) que l'intimité et la force du jeu des acteurs suffisait à faire oublier le bois brut. Il fallait en revanche des appuis pour aider le naturel des corps, laisser possible la familiarité avec l'espace. C'est ainsi que porte, table, bar, évier sont fonctionnels "comme dans la vie" et suffisent à nous plonger dans la fiction. C'est ce jeu de frottement, d'allers-retours entre le présent de la représentation théâtrale et l'imaginaire de la fiction que je cherche à permettre par cette scénographie.

Dans la dernière séquence du spectacle, le décor se décompose en plusieurs parties autonomes. L'intrigue éclate sous la pression d'un élément extérieur au giron familial, qui confronte famille et spectateurs à leurs logiques aliénantes.